Il y avait autrefois un homme qui avait beaucoup dépassé les limites envers lui-même. Il avait commis de nombreux péchés. Les années passèrent. Puis vint le moment où sa vie approcha de sa fin. L’homme comprit qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps. Il pensa alors à ce qu’il avait accompli durant sa vie.
Un homme chargé de fautes
Il y avait autrefois un homme qui avait beaucoup dépassé les limites envers lui-même.
Il avait commis de nombreux péchés.
Les années passèrent.
Puis vint le moment où sa vie approcha de sa fin.
L’homme comprit qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps.
Il pensa alors à ce qu’il avait accompli durant sa vie.
Et ce qu’il voyait l’effrayait.
Il savait qu’il avait beaucoup désobéi à Allah.
Il craignait ce qui l’attendait après sa mort.
Une désobéissance est un acte par lequel une personne fait ce qu’Allah a interdit ou abandonne ce qu’Il lui a ordonné.
Lorsque la mort approcha, l’homme réunit ses fils autour de lui.
Il voulait leur demander quelque chose.
Mais avant cela, il leur posa une question :
— Quel père ai-je été pour vous ?
Ses fils répondirent :
— Le meilleur des pères.
L’homme savait donc que ses enfants l’aimaient et qu’ils avaient de lui une bonne image.
Mais ce n’était pas ce qui le préoccupait.
Ce qui l’inquiétait était ce qu’il avait préparé pour sa rencontre avec Allah.
Une grande peur
L’homme expliqua à ses fils qu’il n’avait pas accumulé de bonnes œuvres auprès d’Allah.
Dans certaines formulations rapportées de cette histoire, il dit même qu’il n’avait jamais accompli de bien.
Ces paroles montrent surtout à quel point il était effrayé par ses péchés.
Il ne regardait pas sa vie avec fierté.
Il avait peur.
Très peur.
Il craignait le châtiment d’Allah.
Une bonne œuvre est une action accomplie dans l’obéissance à Allah, comme prier, aider quelqu’un, donner en aumône ou accomplir toute autre action qu’Allah aime.
L’homme demanda alors à ses fils de lui faire une promesse.
Ce qu’il allait leur demander était étrange.
Très étrange.
Une promesse avant la mort
Il leur donna des instructions précises.
Après sa mort, ils devaient rassembler une grande quantité de bois.
Puis ils devaient allumer un feu.
Ils devaient placer son corps dans ce feu et le laisser brûler.
Lorsque le feu aurait consumé son corps jusqu’à atteindre ses os, ils devraient récupérer ce qui resterait.
Puis ils devraient broyer ses restes jusqu’à les réduire en poussière.
Mais cela ne suffisait pas encore.
L’homme voulait qu’ils attendent un jour où soufflerait un vent fort.
Lorsque ce jour arriverait, ils devraient disperser sa poussière.
Les différentes narrations authentiques de cette histoire donnent plusieurs formulations complémentaires.
Certaines mentionnent que ses restes devaient être dispersés dans la mer.
D’autres indiquent qu’une partie devait être dispersée sur la terre et une autre dans la mer.
Dans tous les cas, l’idée de l’homme était la même :
il voulait que ses restes soient dispersés au point qu’ils ne puissent plus être rassemblés par les hommes.
Pourquoi demander une chose pareille ?
L’homme avait une idée erronée.
Une idée erronée est une idée fausse.
Il pensait que s’il était brûlé, réduit en poussière puis dispersé ainsi, Allah ne pourrait pas le rassembler de nouveau dans cet état.
Il pensait pouvoir ainsi échapper au châtiment qu’il redoutait.
Ce point est important.
Les savants ont expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un homme qui cherchait volontairement à défier Allah.
Il n’était pas en train de se moquer de Lui.
Il ne disait pas cela par arrogance.
Il était profondément ignorant concernant l’étendue parfaite de la puissance d’Allah.
Son erreur était grave.
Mais elle était accompagnée d’une autre réalité :
il craignait énormément Allah.
Cette peur avait rempli son cœur au point qu’il avait imaginé cette étrange solution.
Dans une narration, il expliqua en substance que si Allah parvenait à s’emparer de lui, Il lui infligerait un châtiment immense.
L’homme était donc terrifié par la rencontre avec son Seigneur.
Le moment arrive
Puis l’homme mourut.
Ses fils se rappelèrent la promesse qu’ils lui avaient faite.
Ils exécutèrent ce qu’il leur avait demandé.
Ils rassemblèrent du bois.
Ils allumèrent un feu.
Puis ils brûlèrent son corps comme il l’avait ordonné.
Lorsque le feu eut accompli ce qu’il devait accomplir, ils récupérèrent ce qui restait de ses os.
Puis ils les broyèrent.
Encore.
Et encore.
Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une fine poussière.
L’homme qui avait vécu parmi eux n’était désormais plus qu’une poussière que personne n’aurait pu reconnaître.
Mais les instructions n’étaient pas terminées.
Le vent
Ses fils attendirent.
Puis vint le moment où le vent souffla.
Ils prirent alors la poussière de leur père.
Et ils la dispersèrent comme il le leur avait demandé.
Selon les différentes narrations, une partie fut dispersée sur la terre.
Une autre fut jetée dans la mer.
Le vent emporta la poussière.
Les grains se séparèrent.
Certains furent emportés loin.
D’autres se mêlèrent à la terre.
D’autres encore atteignirent l’eau.
À vue humaine, il ne restait plus rien que l’on puisse rassembler.
C’était exactement ce que cet homme avait voulu.
Il pensait qu’en étant dispersé ainsi, il pourrait échapper à ce qu’il craignait.
Mais il avait oublié une chose essentielle.
La puissance d’Allah ne ressemble pas à celle des créatures.
Allah n’a pas besoin que les restes d’un homme soient réunis au même endroit.
Il n’a pas besoin que quelqu’un Lui montre où ils se trouvent.
Ni la terre.
Ni la mer.
Ni le vent.
Ni la poussière.
Rien ne peut échapper à Sa puissance.
Et bientôt, cet homme allait découvrir à quel point il s’était trompé.
Car Allah allait le rassembler de nouveau.
À suivre…

