Après avoir entendu un verset du Coran, Thābit ibn Qays rentre chez lui, persuadé que toutes ses bonnes actions sont perdues. Mais le Prophète ﷺ va lui faire parvenir une annonce qu’il n’aurait jamais imaginée.
Un jour, un verset du Coran fut révélé.
Et lorsqu’un compagnon l’entendit…
il rentra chez lui.
Il baissa la tête.
Et il pensa que toutes ses bonnes actions avaient été perdues.
Cet homme s’appelait Thābit ibn Qays, radiya Allâhou ‘anhu.
Mais pour comprendre pourquoi il eut si peur, il faut revenir au moment où ce verset fut révélé.
Un groupe de la tribu de Banou Tamîm était venu rencontrer le Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam.
Abou Bakr et ‘Omar, radiya Allâhou ‘anhouma, discutèrent alors au sujet de la personne qu’il fallait désigner pour les diriger.
Abou Bakr proposa un homme.
‘Omar en proposa un autre.
La discussion continua…
et leurs voix s’élevèrent auprès du Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam.
C’est dans ce contexte qu’al-Boukhârî rapporte la révélation de ces paroles d’Allah dans le sens approximatif:
« Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. »
Sourate Al-Houjourât, verset 2.
Les compagnons comprirent immédiatement la gravité de cet avertissement.
Après cela, ‘Omar, radiya Allâhou ‘anhu, parlait tellement doucement devant le Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam, qu’il arrivait que le Prophète lui demande de répéter ses paroles.
Mais quelqu’un d’autre entendit ce verset.
Thābit ibn Qays.
Thābit avait une voix forte et il était également connu comme l’un des orateurs des Ansār.
Alors lorsqu’il entendit :
« N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète… de peur que vos œuvres ne deviennent vaines… »
il pensa immédiatement à lui-même.
Sa voix était forte.
Il avait parlé ainsi devant le Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam.
Alors il craignit d’être précisément l’un de ceux visés par cet avertissement.
Il resta chez lui.
Le Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam, remarqua son absence.
Il demanda ce qui lui était arrivé.
Un homme alla alors prendre de ses nouvelles.
Et il trouva Thābit dans sa maison…
assis, la tête baissée.
Il lui demanda ce qui n’allait pas.
Thābit expliqua sa peur.
Il avait une voix forte.
Le verset venait d’interdire d’élever sa voix au-dessus de celle du Prophète.
Alors il pensait que ses œuvres avaient été annulées.
Il pensait même être parmi les gens du Feu.
L’homme retourna auprès du Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam, et lui rapporta les paroles de Thābit.
Puis le Prophète sallallâhou ‘alayhi wa sallam lui demanda de retourner auprès de Thābit.
Cette fois, il avait un message pour lui.
Le Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam, lui fit annoncer :
« Tu n’es pas parmi les gens du Feu.
>
Tu es parmi les gens du Paradis. »
Thābit pensait avoir tout perdu.
Mais le Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam, venait de lui annoncer le Paradis.
Anas ibn Mālik, radiya Allâhou ‘anhu, raconta plus tard que les compagnons voyaient Thābit marcher parmi eux…
et ils savaient qu’il faisait partie des gens du Paradis.
Mais pourquoi Thābit avait-il eu si peur ?
Les savants ont beaucoup parlé de cette histoire.
L’imam an-Nawawî explique notamment que Thābit avait naturellement une voix forte et qu’il était l’orateur des Ansār.
C’est pour cela qu’il craignit particulièrement d’être concerné par le verset.
Et c’est justement l’une des grandes leçons que les savants tirent de ce récit.
Les compagnons avaient peur que leurs œuvres ne soient pas acceptées.
Lorsqu’ils entendaient un avertissement d’Allah, ils ne cherchaient pas d’abord à savoir à qui d’autre il pouvait s’appliquer.
Ils se regardaient eux-mêmes.
Et juste après cet avertissement, Allah dit dans le sens approximatif:
« Ceux qui auprès du Messager d’Allah baissent leurs voix sont ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. »
Certains savants, comme le cheikh as-Sa‘dî, expliquent que ces versets montrent l’immense respect qui devait être accordé au Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam :
- ne pas élever sa voix devant lui,
- ne pas lui parler comme on parle à n’importe qui,
- et accueillir ses paroles avec total obéissance.
La leçon à retenir
Et cette histoire nous apprend aussi quelque chose.
Lorsque tu apprends une parole d’Allah ou un enseignement du Prophète, sallallâhou ‘alayhi wa sallam…
Demande-toi d’abord :
« Est-ce qu’il y a quelque chose que moi, je dois changer ? »
Car Thābit ibn Qays entendit un seul verset…
et il regarda immédiatement son propre cœur et ses propres actions.
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Le texte complet reste gratuit ici. Dans Muslim Guard, votre enfant peut aussi écouter la narration et poursuivre avec toute la bibliothèque.
Votre enfant a-t-il bien compris ?
1. Pourquoi Thābit ibn Qays a-t-il eu peur après avoir entendu le verset ?
- A. Parce qu'il avait une voix forte et pensait que ses œuvres étaient perdues.
- B. Parce qu'il n'avait pas participé à la discussion avec Abou Bakr et 'Omar.
- C. Parce qu'il était un des Ansār et craignait d'être rejeté par sa tribu.
- D. Parce qu'il avait oublié les paroles du Prophète.
2. Que fit le Prophète lorsqu'il remarqua l'absence de Thābit ?
- A. Il envoya un homme prendre de ses nouvelles.
- B. Il demanda à 'Omar d'aller le chercher.
- C. Il attendit qu'il revienne de lui-même.
- D. Il ordonna à Abou Bakr de lui parler.
3. Quel message le Prophète a-t-il fait annoncer à Thābit ?
- A. Tu n'es pas parmi les gens du Feu, tu es parmi les gens du Paradis.
- B. Tu dois désormais parler moins fort.
- C. Tu dois quitter les Ansār et rejoindre les Muhājirūn.
- D. Tu dois demander pardon à Abou Bakr et 'Omar.

